Quelles sont les missions de la police municipale ?

La Police Municipale

Fonction Publique Territoriale

Les missions de la police municipale

La police municipale exerce ses fonctions au plus près de la population, au cœur de nos villes et villages. Les agents territoriaux qui exercent en tant que policiers municipaux ont pour principale mission la prévention et le maintien du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publique (article L511-1 du code de la sécurité intérieure). Dans ce but, les missions de la police municipale sont très nombreuses et se divisent en trois catégories.

  • Les missions de police judiciaire

Les missions de la police municipale sont en partie judiciaires. Cela signifie qu’elles ont un but répressif. Les agents de police municipaux doivent constater et chercher les auteurs des infractions. Dans cet objectif, leur travail est de :

      • Faire respecter les arrêtés de police pris par le maire, et rédiger des procès-verbaux de contravention le cas échéant
      • Verbaliser les propriétaires de chiens dangereux qui ne respectent pas la loi
      • Lors d’une manifestation publique ou à l’entrée d’un bâtiment communal, inspecter visuellement et fouiller (avec l’autorisation du propriétaire) les sacs et bagages
      • Verbaliser en cas de constatation d’incivilités telles que : dépôt d’ordures dans la nature, tapage nocturne, animaux dangereux en liberté, etc.
  • Les missions de police administrative

La police administrative a un but préventif. Elle est sous la direction du maire de la commune, qui doit lui-même rendre des comptes au Préfet. Dans cet objectif de prévention, les missions de la police municipale sont de :

      • Maintenir la salubrité publique : lutter contre le dépôt sauvage d’ordures, éviter les épidémies, organiser la collecte des déchets, etc.
      • Veiller à la sécurité des habitants et des biens : surveillance de bâtiments publics, d’écoles, etc.
      • Sécuriser les lieux et la population, puis contacter les secours en cas d’accidents ou de catastrophe naturelle
      • Maintenir l’ordre sur la voie publique lors de manifestations ou de regroupement en tous genres
      • Veiller à la tranquillité publique, cela concerne toutes les nuisances : nuisances sonores (musique, aboiement), troubles du voisinage, rassemblement nocturne, etc.
  • Les missions de l’APJA

Les policiers municipaux sont aussi des Agents de Police Judiciaire Adjoints. Dans le cadre de ces fonctions-là, les APJA se doivent de :

      • Seconder les officiers de police judiciaire
      • Informer leurs supérieurs de tous les délits, crimes ou contraventions dont ils sont témoins
      • Recueillir les commentaires du contrevenant lors de la rédaction d’un procès-verbal
      • Constater les infractions à la loi pénale et collecter toutes les preuves nécessaires pour en découvrir les auteurs
      • Rédiger des contraventions en cas de non-respect du code de la route

Ce n’est pas toujours simple de faire la distinction entre ces différentes polices. En effet, il n’est pas rare que pour un seul et même dossier, le policier municipal effectuent certaines tâches qui relèvent de la police administrative et de la police judiciaire. Prenons l’exemple d’un policier qui patrouille sur la voie publique pour veiller à la sécurité de la population (police administrative). S’il constate un automobiliste qui commet une infraction de la route, il devra le verbaliser (police judiciaire). Vous l’aurez compris, les missions de la police municipale sont toutes liées entre elles. Alors, si vous voulez exercer un métier varié et au plus près de la population, vous êtes peut-être fait pour devenir agent de police municipal. Qu’attendez-vous pour passer le concours ?

Qu’est-ce que la police municipale ?

La Police Municipale

Fonction Publique Territoriale

Qu’est-ce que la police municipale ?

La police municipale est, avec la police nationale et la gendarmerie, l’une des différentes forces de notre pays. Cependant, bien qu’elle dépende également du ministère de l’intérieur, elle est gérée par les maires. Ses actions sont nombreuses et variées.

  • Présentation de la police municipale

La police municipale est composée d’agents territoriaux sélectionnés et dirigés par le maire de la commune. Il est donc le chef de la police locale et détient un pouvoir administratif qui ne peut être exercé que dans sa commune, bien évidemment. Dans une même logique, c’est également la commune qui prend en charge les frais de fonctionnement de la police municipale.

Cette police compte parmi les forces de l’ordre françaises, après la gendarmerie et la police nationale. Elle représente donc l’autorité publique. En effet, bien qu’elle soit gérée par le maire, elle dépend tout de même du ministère de l’Intérieur qui peut demander un contrôle à tout moment. Les policiers municipaux doivent respecter un code de déontologie et possèdent une carte professionnelle.

  • Les missions de la police municipale

La police municipale compte deux types de missions : la police administrative et la police judiciaire.

Les missions administratives

Les missions administratives de la police municipale sont celle d’une police de proximité. Il s’agira de veiller au bien-être et à la sécurité des habitants de la commune. Pour cela, voici un certain nombre de tâches qui lui incombe :

      • Rédiger et publier les arrêtés municipaux liés à la circulation routière, au stationnement et aux rassemblements de la population.
      • Veiller à l’entretien des rues ainsi qu’à la sécurité des routes. Les agents de la police municipale doivent donc vérifier l’état de l’éclairage public et des routes (pour signaler les déchets ou les trous, par exemple).
      • Réprimer les atteintes à la tranquillité publique comme lors de bagarres ou d’attroupement nocturne, par exemple.
      • Maintenir l’ordre public lors de manifestations.
      • Agir en cas de situations critiques : en cas d’accident, de risques d’épidémie de maladie contagieuse, d’incendie, etc. Les policiers municipaux se doivent d’alerter les autorités compétentes.
      • Récupérer les animaux errants et les confier à un refuge ou à la fourrière.
      • Assurer la sécurité devant les écoles aux heures d’entrées et de sorties, et venir en aide aux personnes âgées.
      • En cas de risques de blessure physique, la police municipale peut également prendre en charge des personnes atteintes de troubles mentaux le temps que les autorités compétentes interviennent.

Les missions judiciaires

Les agents de police municipaux sont aussi des agents de police judiciaire adjoints (APJA). À ce titre, ils doivent alerter la police judiciaire s’ils sont témoins de délits, contraventions ou crimes. Si ces agents détiennent des informations, ils ont pour obligation de rédiger des procès-verbaux et des rapports. Ensuite, ils doivent les transmettre au maire de leur commune ainsi qu’aux officiers de la police judiciaire.

La police municipale doit aussi verbaliser dans le cas de certaines infractions, en voici quelques-unes :

      • Non-respect des arrêtés du maire
      • Infraction au code de l’environnement (pour la préservation de la faune et de la flore et qui règlemente la pêche et la chasse)
      • Non-respect de la législation en vigueur concernant la possession de chiens dangereux
      • Infraction liée à la police de conservation du domaine routier, etc.

La police municipale tient un rôle beaucoup plus varié que l’on pourrait le penser. Ses missions sont nombreuses et son travail, au plus près de la population, attire les agents territoriaux qui postulent. Peut-être est-ce également votre cas ? Alors, à moins d’être déjà agent territorial, il ne nous reste plus qu’à vous préparer pour ce concours.

Le métier de Garde champêtre territorial

Garde-champêtre Territorial : le métier

Expliqué avec humour peut-être, mais certaines situations ci-dessous relèvent réellement du vécu…

Fermez les yeux et essayez d’imaginer ce que représente pour vous un garde-champêtre. Si vous voyez un bonhomme, se promenant dans les champs un fusil sur l’épaule et une fleur aux dents : réveillez-vous ! Vous n’y êtes pas du tout… Lisez plutôt…

1. Le métier de garde-champêtre

a) Ses tâches

Le garde-champêtre exerce plus particulièrement dans les zones rurales (bien qu’un nombre non négligeable de gardes champêtres soit affecté à des tâches de police municipale).

Ses tâches y sont particulièrement nombreuses et variées. Bien évidemment, en tant qu’agent de police assermenté, il doit assurer des missions de surveillance, de prévention de la tranquillité et de la sécurité (sous l’autorité du maire et en exécution des arrêtés de celui-ci), constater des délits et établir des procès-verbaux.

Mais ses missions vont bien au-delà : de plus en plus, il a en charge la protection de l’environnement et la préservation des espaces naturels dits « sensibles » (rôle tantôt préventif, pédagogique ou répressif : chasse, pêche, camping et décharge sauvages, pollution des rivières,…).

Ajoutons le maintien du lien social avec les habitants, les foires, les marchés, les fêtes et manifestations diverses. N’oublions pas les problèmes de stationnement, d’excès de vitesse,…

Bien entendu, après ses nombreuses interventions (à pied, voiture de fonction, moto, VTT, … et même … à cheval dans certains cas), le garde-champêtre se doit d’établir des rapports à ses supérieurs…

b) Ses compétences – ses qualités

Tous les points précédents ne sauraient être réalisés avec une réelle efficacité si vous n’avez pas une bonne condition physique (vous devez sortir par tous les temps, de jour ou de nuit, et être disponible chaque jour de la semaine – on fait plutôt des manifestations festives le week-end que le jeudi de 9 à 10. Vous serez de même soumis au système d’astreintes).

Un mental d’acier et une bonne maturité d’esprit sont aussi nécessaires : vous pouvez être armé (à la discrétion du Maire) et porter des armes de 1ère, 4ème et 6ème catégorie (armes à feu de guerre, de défense, blanches, matraques et lacrymogènes : le matériel de Rambo mais avec un vrai cerveau…).

Un bon contact relationnel avec la population, la gendarmerie, les pompiers, … vous éviteront de toute façon de vous en servir (pour redevenir un peu sérieux, vous devez réellement avoir cette capacité de dialogue et de gestion de relations parfois conflictuelles).

Enfin, vous devez avoir un minimum de compétences techniques pour utiliser l’informatique (enregistrement des procès-verbaux, utilisation de logiciels spécialisés), les alcootests, des outils de prélèvement, des radars, …

Pour clôturer, sachez que suivant le lieu et les besoins, vous pourrez être amené(e) à vous spécialiser. On est bien loin de l’image décrite au début de cette fiche.

Pour tout dire, et sérieusement, enquêter et effectuer pour réaliser cette fiche m’inciterait presque à passer ce concours. Dommage que la condition physique risquerait de ne pas suivre…

c) Son salaire

En janvier 2011, pour un garde-champêtre principal (le concours dont on parle depuis tout à l’heure) , le salaire est d’environ 1370 € brut à l’échelon 1 et d’environ 1 700 € bruts au onzième échelon.

Cependant, comme vous avez de l’ambition, vous ne manquerez pas de devenir ensuite Garde-champêtre chef, puis garde-champêtre chef principal…

2. Le recrutement du garde-champêtre

a) Fonction publique et catégorie

Le garde champêtre constitue un cadre d’emplois de police municipale de catégorie C.

Le concours est donc organisé par le CDG (Centre De Gestion) de votre département (voir notre carnet d’adresses des concours).

b) Diplômes requis

Vous devez avoir au minimum un diplôme de niveau V (CAP, BEP, Brevet des collèges) et 18 ans (30 en maturité…).

Etre de nationalité française, être en situation régulière au niveau du Service national, jouir de vos droits civiques, ne pas avoir votre casier judiciaire (bulletin n°2) rempli de méfaits indélicats (sinon ça n’est pas bien vu…) et enfin remplir les conditions d’aptitude physique requises pour cette fonction.

c) Le concours unique, par voie externe.

Les épreuves sont rigoureusement les mêmes (sauf contenu des épreuves physiques) que celles de gardien de police municipale territorial.

Epreuves d’admissibilité (écrites) :

– Epreuve 1 : Rédaction d’un rapport, 1H30 coefficient 3.

« Vous êtes garde champêtre O. MOMBATO (je n’invente rien, la plupart des énoncés ont des petits noms comme ça) et le 83 juillet 2052, vous avez surpris en flagrant délit Marcel EPLUBODESBATO en train de déverser consciencieusement son huile de vidange dans la rivière». A partir des documents joints, établissez un rapport sur ce que vous fait suite à cet acte délictueux. Voilà en résumé ce qui vous attend dans cette épreuve (voir les annales sur notre site), qui vous demande une rigueur à faire pâlir l’hiver 54, l’objectivité d’un miroir parfait et la maîtrise orthographique et grammaticale du regretté Maître Capello (pour être le meilleur bien sûr…). C’est tout à fait possible et « jouable », il suffit de bien appliquer certaines méthodes et de connaître certaines tournures de phrases.

Epreuve 2 : Réponse à des questions d’un texte qui vous est remis, 1H, coefficient 2.

L’avez-vous bien compris ? Etes-vous capable d’en expliquer telle ou telle expression ?

Comme vous avez bien suivi tous les conseils ci-après, vous êtes admissible, quelques semaines plus tard, aux épreuves d’admission :

– 1ère épreuve : entretien, 20 minutes, coefficient 2.

Entretien avec le jury portant sur le fonctionnement général des institutions publiques et sur la motivation du candidat pour occuper un emploi d’Agent de Police Municipale.

– 2ème épreuve : épreuves physiques, coefficient 2.

Une épreuve de course à pied (1 000 m pour les hommes, 600 m pour les femmes) et une épreuve de natation (50 m nage libre). Si vous ne savez pas nager, vous allez devoir vous reporter sur le concours de gardien de police municipale territoriale…

Exception ici pour les femmes enceintes (avec certificat médical l’attestant, bien évidemment) qui peuvent en être dispensées.

3. Les conseils de la boîte à concours :

Voici les raisons pour lesquelles vous avez toutes vos chances :

– Vous êtes réellement motivé(e).

– Beaucoup de candidats se prennent quand même pour Rambo, mais pas vous.

– Admissibilité, épreuve 1 : comme on vous le dit dans certains livres de révisions, notamment dans le « cours sur le rapport » du site « la boîte à concours », vous êtes capables de respecter et de vous en tenir à un cadre de base rigoureux, ne faisant intervenir dans votre rapport que le strict nécessaire. Vous prenez le temps d’établir ce cadre au brouillon. Vous avez appris un certain nombre de tournures de phrases classiques mais nécessaires, sans y mettre la moindre faute d’orthographe. Vous avez aussi bien révisé vos participes passés (surtout, travaillez-les particulièrement).

– Admissibilité, épreuve 2 : pas de secret, il faut avoir fait un maximum de sujets, et les avoir rédigés (lire ne suffit pas, on ne voit pas ses erreurs, aussi bien de compréhension que d’orthographe ou de grammaire !!!).

– Dans ces deux épreuves, d’une manière ou d’une autre, il faut composer sur le maximum de sujets (par l’intermédiaire de « la boîte à concours » ou d’un autre organisme, voire de plusieurs livres – sachez cependant que dans ce cas les mêmes annales reviennent parfois souvent), réellement, pas en lisant simplement les corrections (achetez tout de suite une ramette de papier et quelques stylos).

– Admission : l’oral. Connaissez-vous le fonctionnement des institutions publiques (ne vous inquiétez pas, ça s’apprend, ça n’est pas un don), êtes-vous vraiment et suffisamment motivé(e) pour cet emploi (inquiétez-vous, c’est sérieux : si vous arrivez à l’entretien avec des colts et une étoile de shérif – c’est imagé bien sûr – , ou que vous donneriez tout à cet instant pour être invisible – c’est imagé aussi, vos chances se réduiront à l’état du compte courant de la France à chaque fin de mois : « moins quelque chose… » : le jury doit avoir en face de lui une personne mûre, réfléchie, posée, volontaire, déterminée. On ne confiera pas la sécurité publique à un fou de la gâchette (même si on n’a pas une arme létale) ou à un dépressif lymphatique qu’on a envie de secouer…

– Admission : les épreuves physiques. Vous devez être tellement sûr(e) de votre réussite aux épreuves d’admissibilité qu’il faut vous entraîner régulièrement bien avant à ces épreuves : ce n’est pas lorsque vous saurez que vous êtes admissible que vous aurez le temps de vous entraîner pour votre 1 000 m (crampes, claquages, …) ou votre épreuve de natation : vous n’aurez pas le temps d’apprendre à nager ce jour-là. Passer un concours, c’est arriver parmi les meilleurs (sinon le meilleur). Chaque demi point sauvé a donc une importance capitale.

A savoir : toute note inférieure à 5 à l’une ou l’autre des épreuves d’admissibilité est éliminatoire…

4. Ca y est j’ai le concours !

Félicitations… Mais ne commandez pas tout de suite votre ferrari FXX…

– Tout d’abord, vous êtes inscrit(e) sur une liste d’aptitude (valable sur tout le territoire) après avoir fourni (dans les 15 jours suivant la notification de votre réussite) un certain nombre de documents (certificat de nationalité française, …).

Cette inscription est valable un an, renouvelable une fois (à votre demande, au centre de gestion, un mois avant le terme de la première année).

– Ensuite il faut attendre d’être recruté par une collectivité territoriale (rien ne vous empêche de prendre les devants).

– Vous êtes alors nommé(e) stagiaire pour une durée d’un an. Pendant cette durée vous devez suivre une période de formation de trois mois (théorie et pratique). A l’issue de ce stage et de la période d’un an, vous êtes titularisé(e) si tout s’est bien passé… mais il n’y a pas de raison que ça se passe mal, car vous êtes plus que motivé(e)…

– C’est vrai, ça paraît difficile, mais franchement, quand on voit le métier, vous ne trouvez pas que ça vaut le coup de se donner de la peine ?

Ah, oui ! N’hésitez pas à passer en parallèle le concours de gardien de police municipale, les épreuves étant les mêmes…

5. Textes de référence

Article L2213-16 du Code général des collectivités territoriales

Article R2213-58 du Code général des collectivités territoriales

Article 15 du code de procédure pénale

Articles 22 à 25 et 27 du Code de procédure pénale

Article 25 du décret n° 95-589 du 6 mai 1995

Décret 94-731 en date du 24/08/1994

Décret 94-731 modifié le 22 décembre 2006

Loi relative à la démocratie de proximité du 27/02/2002, art. 42 et 46 sur l’emploi des gardes champêtres

Loi sur la sécurité intérieure du 19/03/2003

Loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13/08/2004, article 163

Loi n°2007-297 dite « Loi Prévention de la Délinquance »

Le Métier de Gardien brigadier policier municipal

Gardien de Police Municipale Territorial : le métier

Expliqué avec humour peut-être, mais certaines situations ci-dessous relèvent réellement du vécu…

1. Le métier de gardien de police municipal

a) Ses tâches : gérer le quotidien… avec un rôle judiciaire…

Tout ce qui suit sera de votre ressort (liste non exhaustive, bien sûr) : surveillance des quartiers, des lieux publics, sortie des écoles, objets trouvés, chiens errants (ainsi que hommes, femmes et enfants…), stationnement, bruit, fêtes et manifestations diverses, marchés, affichage sauvage, alcoolémie, veiller à l’exécution des différents arrêtés, problèmes de voisinage, mettre des PV (les citoyens vont vous adorer), établir des mains courantes (c’est un officier de police judiciaire assermenté), le tout à pied, à vélo ou en voiture et un ordinateur (c’est plus pratique qu’un vélo pour enregistrer une main courante)… Eh oui, c’est plus fatigant que de jouer à « Rambo », « Starsky et Hutch » ou « les experts »…

b) Ses compétences – ses qualités

Pour pouvoir assurer tout cela, vous devez :

– Faire preuve de sang-froid : le maître-mot « dialoguer et informer », avec les mineurs, les gens du voyage, les SDF, les citoyens « énervés » fera partie de votre quotidien : mieux vaut être Roger Murtaugh que Martin Riggs (pour les fans de « l’arme fatale »).

– Etre disponible : malheureusement les fêtes de quartier se font plutôt le dimanche toute la journée que le mardi matin de 10 à 12… Si pendant la nuit vous entendez une sonnerie, ne frappez pas violemment l’appareil en pensant que le réveil est mal réglé : vous éviterez ainsi de « bousiller » votre Iphone pro dernière génération qui voulait juste vous informer que celui qui organisait une petite soirée à la salle des fêtes en a perdu les clés (la soirée était arrosée), alors débrouillez-vous parce qu’il attend pour pouvoir aller se coucher, qu’il n’a pas que ça à faire, et que pas plus tard que lundi il va aller trouver le maire pour lui dire que vous êtes payé à rien faire, que ça va pas se passer comme ça etc etc. Alors que, rappelez-vous, c’est lui qui a perdu les clés…

– Etre en bonne condition physique : il neige, il pleut, il fait une chaleur caniculaire ? les enfants ont quand même besoin de vous pour traverser, 4 fois dans la journée… et vos horaires sont élastiques… Comme aurait pu dire votre premier copain plus haut (qui n’en est décidément pas un) : pour être fonctionnaire, faut pas être fonctionnaire !

– Savoir rédiger et utiliser l’outil informatique : eh non, lorsque vous êtes à l’intérieur, ça n’est pas pour éviter les intempéries (c’est ce que croient plein de gens), c’est pour rédiger et faire des comptes rendus sur ce qui s’est passé dehors.

En résumé : ni Navarro, ni John Mac Lane (« piège de cristal »), le policier municipal est un homme (ou une femme) de terrain, humain, sociable, mais qui doit savoir faire preuve de fermeté dans des situations difficiles : « une main de fer dans un gant de velours ».

Pour en avoir rencontré un certain nombre en formation et dans la vie courante : c’est monsieur ou madame tout le monde au service du bien-être de tout le monde…

c) Son salaire

En 2011, il est d’environ 1 350 € bruts en début de carrière et d’environ 1 750 € en fin de carrière (que vous n’atteindrez jamais, puisqu’entre-temps, vous aurez brillamment évolué en devenant : gardien principal, brigadier, brigadier chef, brigadier chef principal et enfin chef de police municipale.

Eh oui, on peut ensuite atteindre tous ces grades durant sa carrière grâce au tableau d’avancement, votre ancienneté, et un avis de la commission administrative paritaire).

A cela peuvent venir s’ajouter une indemnité de résidence, diverses indemnités (travail supplémentaire, spéciale ou de technicité) ainsi que le supplément familial de traitement (il faut pour cela être l’heureux parent de futurs petits gardiens de police municipaux en herbe).

2. Le recrutement du gardien de police municipal

a) Fonction publique et catégorie

Fonction Publique Territoriale, catégorie C (les autres grades que vous atteindrez seront aussi de catégorie C).

Le concours est donc organisé par le CDG (Centre De Gestion) de votre département (voir notre carnet d’adresses).

b) Diplômes requis

Vous devez avoir au minimum un diplôme de niveau V (CAP, BEP, Brevet des collèges) et 18 ans (30 en maturité).

Etre de nationalité française, être en situation régulière au niveau du Service national, jouir de vos droits civiques, ne pas avoir votre casier judiciaire (bulletin n°2) rempli de méfaits indélicats (on n’est pas dans le film « les ripoux ») et enfin remplir les conditions d’aptitude physique requises pour cette fonction.

c) Le concours unique, par voie externe.

Les épreuves sont rigoureusement les mêmes (sauf contenu des épreuves physiques) que celles de garde champêtre principal territorial.

Epreuves d’admissibilité (écrites) :

– Epreuve 1 : Rédaction d’un rapport, 1H30 coefficient 3.

« Vous êtes le policier municipal G. Volé (la plupart des énoncés ont des petits noms comme ça) et le 45 décembre 2047, vous avez surpris en flagrant délit Jean Peuplus et Pierre Quiroule en train de crever les pneus de la voiture d’un brave citoyen ». A partir des documents joints, établissez un rapport. Voilà en résumé ce qui vous attend dans cette épreuve (voir les annales sur notre site), qui vous demande la rigueur d’un ministre des finances en temps de crise, l’objectivité d’un juge incorruptible et la maîtrise orthographique et grammaticale d’un journaliste digne de ce nom (pour être le meilleur bien sûr…). C’est tout à fait possible et « jouable », il suffit de bien appliquer certaines méthodes et de connaître certaines tournures de phrases.

– Epreuve 2 : Réponse à des questions d’un texte qui vous est remis, 1H, coefficient 2.

L’avez-vous bien compris ? Etes-vous capable d’en expliquer telle ou telle expression ?

Vous avez réussi à passer le cap difficile de l’admissibilité, vous voilà convoqué, quelques semaines plus tard, aux épreuves d’admission :

– 1ère épreuve : entretien, 20 minutes, coefficient 2.

Entretien avec le jury portant sur le fonctionnement général des institutions publiques et sur la motivation du candidat pour occuper un emploi d’Agent de Police Municipale.

– 2ème épreuve : épreuves physiques, coefficient 1.

Une épreuve de course à pied (100m) et une épreuve physique choisie par le candidat au moment de son inscription au concours parmi les disciplines suivantes : saut en hauteur, saut en longueur, lancer de poids (6kg/hommes, 4kg/femmes) ou natation (50m nage libre, départ plongé). Exception ici pour les femmes enceintes (avec certificat médical l’attestant, bien évidemment) qui peuvent en être dispensées.

3. Les conseils de la boîte à concours :

Avant tout, sachez que le nombre de candidats est important au regard des postes et que la sélection n’en est que plus rigoureuse. Sachez aussi qu’il n’y a pas que des candidats de diplôme niveau V qui le passent.

Cependant, voici les raisons pour lesquelles vous avez toutes vos chances :

– Vous êtes réellement motivé(e).

– Beaucoup de candidats se prennent quand même pour Rambo, mais pas vous.

– Admissibilité, épreuve 1 : comme on vous le dit dans certains livres de révisions, notamment dans le « cours sur le rapport » du site « la boîte à concours », vous êtes capables de respecter et de vous en tenir à un cadre de base rigoureux, ne faisant intervenir dans votre rapport que le strict nécessaire. Vous prenez le temps d’établir ce cadre au brouillon. Vous avez appris un certain nombre de tournures de phrases classiques mais nécessaires, sans y mettre la moindre faute d’orthographe. Vous avez aussi bien révisé vos participes passés (surtout, travaillez-les particulièrement).

– Admissibilité, épreuve 2 : pas de secret, il faut avoir fait un maximum de sujets, et les avoir rédigés (lire ne suffit pas, on ne voit pas ses erreurs, aussi bien de compréhension que d’orthographe ou de grammaire !!!).

– Dans ces deux épreuves, d’une manière ou d’une autre, il faut composer sur le maximum de sujets (par l’intermédiaire de « la boîte à concours » ou d’un autre organisme, voire de plusieurs livres – sachez cependant que dans ce cas les mêmes annales reviennent parfois souvent), réellement, pas en lisant simplement les corrections (achetez tout de suite une ramette de papier et quelques stylos).

– Admission : l’oral.

Connaissez-vous le fonctionnement des institutions publiques (ne vous inquiétez pas, ça s’apprend, ça n’est pas un don), êtes-vous vraiment et suffisamment motivé(e) pour cet emploi (inquiétez-vous, c’est sérieux : si vous arrivez à l’entretien avec des colts et une étoile de shérif – c’est imagé bien sûr – , ou que vous donneriez tout à cet instant pour être invisible – c’est imagé aussi, vos chances se réduiront à l’état du compte courant de la France à chaque fin de mois : « moins quelque chose… » : le jury doit avoir en face de lui une personne mûre, réfléchie, posée, volontaire, déterminée. On ne confiera pas la sécurité publique à un fou de la gâchette (même si on n’a pas une arme létale) ou à un dépressif anémié qu’on a envie de secouer…

– Admission : les épreuves physiques.

Vous devez être tellement sûr(e) de votre réussite aux épreuves d’admissibilité qu’il faut vous entraîner régulièrement bien avant à ces épreuves : ce n’est pas lorsque vous saurez que vous êtes admissible que vous aurez le temps de vous entraîner pour votre 100m (crampes, claquages, …) ou votre épreuve au choix (si ça tombe, en natation, quand vous allez plonger, vous allez couler directement en ne sachant plus nager – je rigole, mais je ne suis pas très loin de la vérité pour certains).

– Passer un concours, c’est arriver parmi les meilleurs (sinon le meilleur). Chaque quart de point sauvé a donc une importance capitale, surtout pour un concours aussi sélectif que celui-ci. A savoir : toute note inférieure à 5 à l’une ou l’autre des épreuves d’admissibilité est éliminatoire…

4. Ca y est j’ai le concours !

Félicitations… Mais votre parcours du combattant n’est pas terminé…

– Tout d’abord, vous êtes inscrit(e) sur une liste d’aptitude (valable sur tout le territoire) après avoir fourni (dans les 15 jours suivant la notification de votre réussite) un certain nombre de documents (certificat de nationalité française, …). Cette inscription est valable un an, renouvelable une fois (à votre demande, au centre de gestion, un mois avant le terme de la première année).

– Ensuite il faut attendre d’être recruté par une collectivité territoriale (rien ne vous empêche de prendre les devants).

– Vous êtes alors nommé(e) stagiaire pour une durée d’un an, les six premiers mois étant une période obligatoire de formation organisée par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT).

– A l’issue de ce stage et de la période d’un an, vous êtes titularisé(e) si tout s’est bien passé… mais il n’y a pas de raison que ça se passe mal, car vous êtes plus que motivé(e)…

– Ah au fait : si vous avez tout lu, vous vous êtes peut-être dit : « c’est impossible de passer toutes ces étapes et d’y arriver ! ». Alors c’est que vous n’êtes pas suffisamment motivé(e) pour faire partie des plus de 30 000 policiers municipaux de notre territoire, ou qu’ils étaient plus motivés que vous…